Cette histoire a eu lieu il y a maintenant près de 5 200 ans, mais son souvenir reste tout de même vif dans l'esprit des hommes de cette terre. C'est le récit de la fin de l'homme auquel certain attribuent la responsabilité des guerres ayant ensanglanté nos terres. A cette époque l'Empire du Sud n'existait pas encore, notre bien-aimé Nach'Um n'avait pas atteint Bahamongas. En cette époque, les elfes, les nains et les hommes se déchiraient dans des batailles fratricides. Les Grandes Terres du Sud étaient une contré hostile, émaillée de champs de batailles et de forteresses rébarbatives. Au coeur de cette contrée se trouvait une tour, celle d'Asharn, magicien de génie mais dénué de morale. Il avait trahi les nains, puis les féroces elfes. Il avait tourné le dos aux humains. Un seul objectif l'animait : le pouvoir et l'immortalité.

La tour d'Asharn, qui, dit-on, se trouvait dans les environs de l'actuelle ville d'Ankrist, était de triste réputation. Son maître y multipliait les expériences et ses appétits de connaissance de la machine humaine nécessitaient chaque année plus de cobayes, plus de richesses. Sans relâche, il écumait les abords de son domaine dont il repoussait chaque mois un peu plus les limites. Les habitants le craignaient, l'abhorraient. Certains allaient même jusqu'à affirmer qu'ils étaient un habitant de la Lune, royaume de Sirlène, descendu sur notre terre pour semer le malheur et l'angoisse. Bien entendu, il n'en est rien, c'était seulement un érudit assoiffé de vie et de savoir, un homme qui avait depuis longtemps oublié qu'il avait été Humain.

Régulièrement, les pas d'Asharn le conduisait loin de son antre, à la recherche d'informations, de manuscrits ou d'objets utiles à ses recherches. Il alla même jusqu'aux marches du déserts, au-delà des Terres Mortes, aux portes des méconnus royaumes du nord et des sinistres forêts elfiques. C'est ce voyage en particulier qui scella son destin, c'est dans les manuscrits de la bibliothèque de Saral qu'il découvrit une information qui enflamma son imagination et se transforma très vite en mortelle obsession : Alifa.